Public :des journalistes

Une vingtaine de citoyens

 

En SEANCE PUBLIQUE,

  1. SECURITE PUBLIQUE

Suite à la motion concernant la sécurité nucléaire à Tihange, proposée par le groupe EPF en novembre 2016 : présentation par Engie-Electrabel des mesures de sûreté mises en œuvre.

Les directeurs de Tihange ont tenté de rassurer sur la sécurité, minimisé IMG_6224_tours-2.jpgtous les incidents et rappelé qu’en cas d’accident grave, leur rôle était de s’occuper de l’outil mais pas de la population. Pas de quoi s’inquiéter… D’ailleurs, aux USA, les centrales vont être prolongées jusque 80 ans…
Incidents techniques, défaut de fabrication des cuves, instabilité du sol, fuites radioactives, rejets radioactifs dans l’atmosphère, pollution de sites, stockage des déchets radioactifs déficient… tous ces « incidents » se multiplient en Belgique et en France et il ne faudrait pas s’inquiéter…
Comme l’a souligné le conseiller Ecolo, Etienne Piette, la responsabilité en cas d’incident majeur avec évacuation, n’est pas du ressort Electrabel !

 

 

III. INTERPELLATION CITOYENNE

 

Une interpellation citoyenne au conseil communal, pour relayer les inquiétudes, relatives aux pesticides, des habitants de Sart-d’Avril et pour demander et proposer au conseil communal des actions très concrètes pour la protection des riverains, telles que notamment faire passer les terrains communaux loués aux agriculteurs en zone zéro pesticides.

 

 

 «  Zones tampons sans pesticides en protection de l’habitat »pesticide_petit.jpg

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de me présenter. Ma famille s’est installée à Sart d’Avril en 1976. Cette même année, à l’âge de 20 ans, j’ai eu l’honneur de me compter parmi les membres fondateurs de l’association « Nature et Progrès ». Ceci pour vous dire d’emblée que mes préoccupations d’ordre environnemental ne sont pas récentes.

Depuis quarante ans j’observe la commune de Fernelmont en m’étonnant du peu d’ambition écologique exprimée par les majorités politiques successives.

Il y a trente ans j’essayais de m’imaginer quel serait le portrait de la Commune après plusieurs décennies … Ce qui était impossible à l’époque peut se photographier aujourd’hui et j’en suis marri … Une vue panoramique prise à l’arrière de mon jardin donne à observer une surface de glaise quasi plate jusqu’à l’horizon. Pas un arbre. Pas un bosquet. Rien que des labours l’hiver et des vagues de betteraves, de maïs ou de céréales l’été, selon les années.

Tout ce gigantesque espace est occupé par l’industrie agricole, en contact direct avec les jardins exposés aux vents dominants. Des nuages de pesticides se déplacent fréquemment vers mes voisins et moi-même sans que personne ne songe à réagir … L’année dernière  a vu les médias se saisir de l’inquiétude légitime d’une habitante. Elle dispose de chiffres inquiétants citant un nombre disproportionné de maladies graves et mortelles aux abords des champs aspergés de produits chimiques. Ces derniers garantissent essentiellement de bons résultats financiers à ceux qui les vendent plus qu’à ceux qui les épandent.

Je m’attendais à un électrochoc ! Un signal qui convaincrait illico les hommes et les femmes qui gouvernent notre commune. Je m’attendais à un changement radical de paradigme ! Le danger est évident ! … Mais voilà !

Après avoir observé le temps infini mis à réglementer, à un niveau supérieur de décision, sur le tabagisme passif… Après avoir regretté les décennies mises à reconnaître le bien fondé de la colère des survivants de l’amiante, après s’être désespéré des lenteurs judiciaires mises à stopper la vente d’un médicament « coupe-faim » nommé Médiator, je me disais naïvement que personne ne souhaiterait nier les dangers annoncés. Finie l’utilisation, sans barrières franches, et protectrices entre les champs et l’habitat, des produits phytosanitaires…  En vain. Je me suis illusionné !

Pire, la télévision m’apprend le refus de certains malades de l’entité  de s’exprimer publiquement  « par peur de retombées »… !

Alors, j’ai pris l’initiative au risque de servir de paratonnerre d’établir un questionnaire en 6 questions (que vous trouverez en annexe) à l’attention de 140 de mes voisins de Sart d’Avril, en aval des vents dominants (ouest et sud-ouest) par rapports aux zones agricoles exploitées en agriculture intensive.

Ce sondage privé à été réalisé avec l’aide d’un huissier de justice rémunéré par mes soins pour assurer l’anonymat des répondants.

Je réaffirme donc agir à titre strictement citoyen.

J’en reviens aux résultats ; ils sont très instructifs quant au nombre de personnes angoissées par l’envahissement de poisons virulents dans l’air qu’elles respirent, sans pouvoir, le moins du monde, s’en protéger.

La question faîtière de mon interpellation consiste donc à vous demander quelles sont, d’ici la fin de la législature communale,  les dispositions concrètes que vous comptez mettre en œuvre pour protéger les habitants des épandages agricoles sur les terrains communaux concédés aux agriculteurs ?

Quelque 150 hectares du territoire agricole communal peuvent servir d’espace de transition car le hameau de Sart d’Avril n’est pas du tout le seul concerné !

J’aimerais que votre réponse soit déclinée en plusieurs chapitres dérivés. Les 6 thèmes du sondage constituent autant de sous-questions qui attendent réponses.

Tous mes espoirs sont entre vos mains en espérant que la technique du « ni-ni » vous quitte à jamais.

Il est urgent de rentrer de plain-pied dans le troisième millénaire en abandonnant progressivement l’industrialisation de l’agriculture et en s’orientant vers des politiques transversales compatibles avec les trois piliers du développement durable basés sur l’économie, le social et l’environnemental.

Puisque Fernelmont est jumelé avec Coursac, nous pourrions   solliciter la municipalité française de Barjac dont le maire a opté avec bonheur pour des pratiques saines à tous les échelons de la vie communale, maire qui est un des protagonistes du film « Nos enfants nous accuseront » ?

Je vous remercie de m’avoir écouté. J’espère surtout avoir été entendu.

Christian Baeke

 

 

  • Monsieur Nihoul, bourgmestre de Fernelmont,  répond que l’exploitant du terrain est libre de faire ce qu’il veut.

 

Réplique citoyenne à la réponse du Collège de Fernelmont

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,

J’ai peu de temps. Je serai bref. Me sachant incapable d’improviser une réplique de deux minutes en quinze secondes, je l’ai rédigée à l’avance sous forme de questions non exhaustives auxquelles j’ai compris que le Collège ne nous répondra pas aujourd’hui. Je l’ai rédigée avec l’espoir d’avoir entendu des éléments de réponses encourageants. Je prends l’auditoire à témoin ; il sera bon juge !

  1. Avons-nous entendu une mesure concrète promise en termes de zones tampons qui sera réalisée d’ici 18 mois ?
             ENTENDU        PAS   ENTENDU

 

  1. Avons-nous entendu l’expression d’une volonté déterminée à créer des espaces courtois d’échanges entre les habitants et les agriculteurs locaux ?
             ENTENDU        PAS   ENTENDU

 

  1. Avons-nous entendu l’un ou l’autre projet volontariste visant à s’associer avec, par exemple, l’association « Nature & Progrès » qui se fixe l’objectif à moyen terme de renommer, à juste titre, « Une Wallonie zéro pesticides » ?
             ENTENDU        PAS   ENTENDU

 

  1. Avons-nous entendu la suggestion de confier aux agriculteurs installés sur les terrains communaux, de nouvelles missions, plus proche de l’agriculture paysanne, de planter des haies, des arbres et des arbustes grâce aux nouvelles subventions de la Région Wallonne ?
             ENTENDU        PAS   ENTENDU

 

  1. Avons-nous entendu, et apprécié, la décision de rompre modestement avec un attentisme inquiétant qui ressemble beaucoup à du football panique à force de botter en touche vers d’autres niveaux de pouvoirs ?
             ENTENDU        PAS   ENTENDU

 

  1. Avons-nous entendu la décision de suivre en temps réel les prévisions de pics d’ozone qui constituent la pollution de l’air spécifique au milieu rural, sachant que les épandages s’effectuent souvent à ces moments, qu’ils aggravent la pollution et qu’ils diminuent la rentabilité de la distribution d’engrais chimiques ?
             ENTENDU        PAS   ENTENDU

 

  1. Avons-nous entendu la liste des mesures urgentes qui seront prises pour protéger sérieusement et efficacement, par une zone tampon étendue, la Maison de l’Enfance établie Rue du Quambeau ?
             ENTENDU        PAS   ENTENDU

 

  1. Avons-nous entendu une réponse du type « prise de balle au bond » visant à mettre à disposition de nature on ne peut plus locale de culture de chanvre dont pourrait profiter la société ISOHEMP qui produit des blocs de construction isolants dans le Parc d’Activités Economiques de Noville-les-Bois ?
             ENTENDU        PAS   ENTENDU

 

  1. Avons-nous entendu l’information annonçant l’inscription au projet transfrontalier SAPOLL, qui est proposé par Natagora, association partenaire de la commune pour des actions ponctuelles de sensibilisation à l’environnement ? Ce projet vise à trouver de multiples partenaires, publics et privés, pour protéger concrètement les butineurs sauvages ?
             ENTENDU        PAS   ENTENDU

 

 

  1. Avons-nous entendu une série de sites naturels dont la commune est propriétaire pour y installer des prairies fleuries à proximité de l’habitat en lieu et place de l’agriculture industrielle agressive et promotrice de monocultures mortifères ?
             ENTENDU        PAS   ENTENDU

 

  1. Avons-nous entendu la formulation de projets à long terme, de ceux qui dépassent la durée d’une législature communale et qui donnerait à apprécier une vue à longue échéance de nature à rassurer les jeunes générations ?
             ENTENDU        PAS   ENTENDU

 

 

  1. Avons-nous entendu le projet de créer des bandes de froment sur pied que recherchent des oiseaux tels le bruant proyer, en voie de disparition selon la dernière publication de Natagora ?
             ENTENDU        PAS   ENTENDU

 

 

  1. Avons-nous entendu le Collège s’inquiéter auprès de l’AFSCA de la nature et de la dangerosité des pesticides utilisés fréquemment à Fernelmont de manière à en informer la population légitimement inquiète ?
             ENTENDU        PAS   ENTENDU

 

 

  1. Avons-nous entendu le Collège prendre des dispositions fermes pour que les pulvérisateurs tractés par les épandeurs de produits toxiques affichent clairement et visiblement des logos permettant d’identifier facilement des substances susceptibles de constituer des poisons pour l’être humain ?
             ENTENDU        PAS   ENTENDU

 

 

  1. Avons-nous entendu des propos enthousiastes de la part de la majorité au pouvoir, de rencontrer des acteurs économiques qui sont performants en matière d’agroforesterie par laquelle il est possible de créer des emplois de base, de s’inscrire dans les trois piliers du développement durable ?
             ENTENDU        PAS   ENTENDU

 

 

 

 

Motion de transparence déposée par Ecolo

 

Motion de transparence à Fernelmont

Proposition de motion relative à la transparence et la bonne gouvernance dans les intercommunales et dans les structures dans lesquelles celles-ci participent.

 

La motion a été approuvée par l’ensemble du conseil communal.

 

Question orale/écrite d’actualité, déposée par Ecolo

 

Fernelmont, le 21 mars 2017.

 

Monsieur le Président du Conseil communal de Fernelmont,

 

Au nom du groupe ECOLO, je vous demande de bien vouloir entendre notre question orale d’actualité à l’ordre du jour du conseil communal du 23 mars 2017 et d’en prendre note:

Suspicion de cluster cancers/pesticides  rue de Forville à Cortil-Wodon : Rencontre avec les experts

Vu la décision du Ministre régional wallon de la santé d’initier une nouvelle étude approfondie sur la suspicion de cluster cancers/pesticides rue de Forville à Cortil-Wodon et de désigner un comité d’experts indépendants pour la réaliser,

Vu l’annonce lors du conseil communal d’octobre 2016 de Monsieur le Bourgmestre que les experts composants ce comité  avaient été désignés,

Vu la motion (n°598) votée à l’unanimité au Parlement Wallon, demandant au Gouvernement wallon d’informer les communes proches de Fernelmont et leurs médecins généralistes de la mise en place d’une étude approfondie et de ses termes de référence et de saisir la Conférence interministérielle mixte Environnement Santé (CIMES) des études à mener sur l’exposition de groupes cibles (agriculteurs, enfants, femmes enceintes) aux pesticides.

Vu le courrier du Ministre de la santé du 03 février 2017 adressé aux médecins, aux autorités communales de Fernelmont et à la presse concernant la composition du comité d’experts et l’organisation de l’information.

Vu le souhait du Ministre d’avancer en toute transparence et avec la collaboration de chacun.

Vu l’annonce faite par le Ministre que le comité d’experts viendra présenter aux médecins de l’entité, aux autorités communales et à la population le protocole tel qu’il aura été défini.

Vu la rencontre entre le comité des experts, les médecins et les autorités communales de Fernelmont, soit les membres Collège communal, le mardi 21 mars 2017 présentant le protocole tel que défini et l’agenda prévisionnel.

Vu que la population n’a pas été invitée à cette présentation malgré ce qu’annonçait le Ministre de la santé.

Considérant que l’information et la transparence dans ce dossier de santé publique est un droit citoyen qui ne peut être refusé aux citoyens fernelmontois.

 

Monsieur le Bourgmestre,

Pouvez-vous présenter à l’ensemble du conseil communal le compte-rendu le plus complet et le plus clair possible de la réunion du mardi 21 mars 2017 présentant le protocole défini par les experts et le calendrier prévisionnel ?

Le comité d’experts viendra-t-il présenter le protocole tel que défini et l’agenda prévisionnel à la population ?

-Si oui, à quelle date et en quel lieu ?

– Si non, pourquoi ?

Allez-vous publier sur le site internet de la commune le protocole défini par les experts et l’agenda retenu ?

En vous remerciant de votre collaboration.

Pour le groupe ECOLO,

Etienne Piette

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  • Les réponses du bourgmestre sont évasives et renvoient à la Région Wallonne ;  le conseiller Ecolo déplore un manque total de transparence alors que le ministre Prevot s’y était engagé.

 

Pour en savoir plus :

 

 

 

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